L’aube des âges perdus

Ouvrage publié chez édilivre dont la présentation se trouve sur youtube

 

L’aube des âges perdus est une chanson de geste, une fable sur une époque où les animaux se faisaient entendre des hommes.  Cette geste écrite pour des enfants est un conte initiatique.

Un dragon dévaste un château et s’enfuit avec la princesse après avoir désarçonné tous les soldats. Un jeune chevalier effrayé tuera la bête, épousera la jeune femme et deviendra roi. De la carcasse du monstre naitront les fées ainsi qu’une forêt douce. Des années après, l’enfant du roi et de la reine, un garçon rêveur, se perd dans les bois. Il y rencontrera les fées en affrontant un énorme loup.

Le prince et sa petite amie la faune se voient confiés la mission de bloquer l’invasion des hyènes. Pour cela, ils doivent rallier les grandes familles de prédateurs. le clan des loups, qui se nourrit de faunes et d’humains et qui croit en l’honneur, ainsi que le monde des rampants qui ne croit en rien mais qui séduit en plaignant ses victimes pour se nourrir.

voici un extrait de la déclaration du roi des loups concernant le danger que représentent les hyènes

« Toutefois je méprise les fauves jaunes
Les hyènes au cycle de la vie n’ont rien compris
Elles ont tué tous les daims, tous les faunes
Tuent sans besoin de manger, et tuent lâchement
Elles n’ont ni honneur, ni respect, sont bêtes
Et elles m’inquiètent pour parler franchement.
Elles sont dépourvues de toute grandeur d’âme,
Dès qu’une hyène voit un daim elle le veut
Car tout lui fait envie, c’est là le drame
Alors le troupeau qui aime persécuter
Tue l’animal qui est aussitôt délaissé,
Sa belle viande pourrit en charogne
Tandis que la hyène n’en a jamais assez,
Sitôt qu’elles possèdent elles s’ennuient, grognent,
Elles ne sont jamais heureuses, mais sont veules
Elles aimeraient être fières et grandes
Alors qu’elles ne combattent jamais seules
Leur problème est que leur cœur toujours demande
Et qu’elles ne vivent que de petits plaisirs.
Seules elles ont peur, en groupe elles sont cruelles,
Leur grand nombre menace notre devenir
Leurs tueries créent le désert derrière elles. »

voici un extrait de l’arrivée du prince et de la faune dans le monde des rampants, à la recherche du grand anaconda:

« Les deux amoureux s’enfoncent dans les marais,
Les arbres sont vieux et pataugent en eaux glauques,
Parfois un long serpent remue et disparaît.
Plus loin leur parvient un cri d’agonie rauque
Puis c’est le silence; ici, tout sent la mort,
Mais nos enfants poursuivent en se tenant la main
On leur a dit où trouver le rampant si fort
Mais qu’ensuite, ils n’auraient plus de lendemain.

Ils voient une masse onduler avec grâce,
Ses couleurs profondes ont de beaux reflets changeants
Comme des joyaux qui aussitôt s’effacent,
Tous ses mouvements doux et lents sont envoûtants.

On devine des muscles qui vous encerclent
Et qui, avec leur beauté luisante et sombre
Vous gardent prisonniers en faisant des cercles
Jusqu’à ce qu’on ne voit plus que la pénombre.

Approchant le monstre ils voient entre ses anneaux
Qu’un combat silencieux a lieu, lent et patient,
Car le serpent enveloppe un puissant taureau,
Qui gigote à bout de force, vainement.

Ce cri d’agonie il y a peu venait d’ici,
Le taureau pourtant si fort se tord engourdi
Entre des muscles enroulés en étau précis,
La bête a les yeux vides et le regard étourdi.

La tête de l’anaconda remue sur sa proie,
Sa langue fourchue en touche les paupières
Les endort, quand la vigueur du taureau décroit
Ses os craquent et sa tête tombe en arrière.

Les amoureux reculent comme pris d’effroi;
Mais l’anaconda les a vus et s’approche
Il parle d’une voix douce, ses yeux sont froids,
Or l’enfant tire le couteau de sa poche. »

 

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